Route des vins

Journal de bord

Ça y est, je me lance, je démarre un journal de bord comme un capitaine sur son rafiot, en ce jour du jeudi 8 octobre 2018.

Je commence par dire que des journées entières sans porter mes sonotones, c’est très très agréable. Il y a des jours où j’en marre de porter des prothèses : les sonotones sus-dits, les lunettes, le dentier (non, là je déconne). Tous ces appareils qui vous rappellent les dommages collatéraux de l’âge qui avance et qui avance.

Ce journal de bord débute avec mon périple d’une semaine sur la route des vins d’Alsace. Avec une première halte chez une vigneronne sympathique à Nothalten dont le chien qui gambadait dans ses vignes voisines m’a superbement ignoré. Vexant.

Auparavant, j’ai fait une halte sur la tombe de mon père à Barr, mort trop tôt à 66 ans, mais bien entouré de vignes et avec vue sur la maison sur la colline en face du cimetière, maison qu’il a habité avec maman pendant 16 ans. Un moment de recueillement qui m’a rappelé combien papa était un homme simple, pas très cultivé certes, mais ô combien convivial, entouré de beaucoup d’amis. Je crois qu’il m’a transmis ce sens aigu de l’amitié. Ce même jour, un passage chez Annie et Rémy à Dambach-la-Ville et l’achat de 3 bonnes bouteilles de blanc. Le temps d’un café (ils étaient bien occupés avec des clients, tant mieux pour eux).

Le lendemain, arrêt pour 2 jours au camping de Ribeauvillé, charmante et belle bourgade où je flâne le dimanche après-midi et ensoleillé. La rue principale avec ses boutiques de souvenirs et produits alsaciens typiques est envahie de touristes avec appareil photos en bandoulière. Je déguste un excellent vin chaud sur une terrasse et termine par acheter un bout de pain d’épices (fabrication artisanale) qui se révèle plutôt fade et peu moelleux. Déception, une déception plus générale pour les baguettes que j’achète à droite, à gauche et qui manquent cruellement de goût. La dure vie du camping cariste.

Puis 2 jours à Munster où la mairie a installé un aire réservée aux camping cars intitulée « Munst’aire ». Même au fin fond de cette vallée, ils font de l’humour Munch. Le décor est superbe avec les collines aux alentours et aux couleurs de l’automne. Tout est géré par des machines et des codes : pour entrer et sortir, pour accéder aux douches et je crois que c’est la première que j’ai du taper des numéros sur un digicode pour accéder aux chiottes. La vie est pleine de première fois, un antidote à la routine.

Là, je suis à l’aire communale de Chatenois, dernière étape avant un retour sur Saverne et Strasbourg. Pas beaucoup d’attraits dans ce patelin mais ça ira pour une nuit.

Après quelques jours dans la capitale alsacienne, j’ai prévu un départ vers le vrai sud de la France, chez mon amie Tania mais la météo dit dans son pays : pluies interrompues jusqu’au 19 novembre. Ils appellent ça la pluie cévenole. Pas très encourageant, non ? Bon, on verra bien en temps voulu.

C’est un bon début de journal de bord, non ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *